Plan de desherbage

 

Sous l’impulsion de la ccScc, La commune de Bissy sur Fley et 20 autres communes de la c.c.S.c.c. ont lancé fin 2015 un plan de désherbage territorial visant à atteindre l’objectif zéro pesticides.

Les produits phytosanitaires étant dangereux pour la santé et l’environnement et afin d’anticiper l’arrêt des désherbant sur la voie publique en 2017, les communes ont donc fait appel à deux bureaux d’études (Brassica et Agrostis) pour effectuer un diagnostic des pratiques actuelles (désherbage, traitements des maladies des plantes...) et donner des préconisations pour tendre vers le zéro pesticide et améliorer les pratiques horticoles à l’horizon 2017.

Au cours du printemps, une pancarte viendra« fleurir » le site pilote choisi : Une partie des trottoirs actuellement en graviers ne seront plus désherbés chimiquement. L’agent de la commune utilisera des outils manuels pour laisser le trottoir allant de la mairie à l’abri bus sans herbes. Le trottoir d’en face sera laissé à l’enherbement sans abandon avec une coupe de l’herbe apparaissant régulière.

Désherber sans produits chimique prend plus de temps, parfois jusqu’à huit fois plus, de ce fait la commune aura des trottoirs et places surement plus verts mais l’entretien réalisé y sera meilleur pour la santé de tous.

 

 

Démarrage du plan de désherbage territorial

 

21 communes ainsi que la CC Sud Côte Chalonnaise se lancent dans un plan de désherbage territorial.

Ce plan vise à diminuer fortement les produits phytosanitaires (désherbants, insecticides…) voire d’arriver à terme à des communes entretenues sans phytosanitaires. Les aspects techniques sont confiés à deux bureaux d’études (Agrostis et Brassica). Votre commune a décidé de faire partie de cette opération dont l’objectif principal est de mettre progressivement en œuvre une démarche dynamique de diminution de l’utilisation de pesticides sur les espaces qu’elle entretient, de mettre en place une gestion durable des espaces verts et de répondre aux exigences réglementaires.

Qu'est-ce qu'un plan de désherbage ? A quoi cela sert-il ?

Il permet de :

  • connaître les pratiques de désherbage des agents communaux
  • déterminer les objectifs de désherbage
  • classer et mesurer les zones en fonction de leur risque de transfert des polluants vers l'eau
  • proposer des solutions limitant ce transfert

Une carte des risques va ainsi être réalisée, permettant de visualiser les zones à risques (point d’eau, présence d’école…) où l’usage des pesticides est fortement déconseillé.

Le plan de désherbage s'accompagne d'une réflexion de la part de l'ensemble des personnes concernées (c'est à dire les élus et les services techniques) :

-          quelle est la place de la végétation spontanée dans la commune ?
-          doit-on désherber partout ?
-         la présence de végétation va-t-elle forcément à l'encontre de la notion de «propreté» ?

Un plan de désherbage est donc un outil de diagnostic et d'aide à la décision à destination de la commune. Il s'inscrit dans une perspective de développement de l'espace urbain respectueux de l'environnement, avec des tailles plus raisonnées, un fleurissement plus durable…

La diminution de désherbant amorcée par la ville va être plus chronophage en termes de désherbage et demande de changer d’approche vis à vis des plantes indésirables. Désherber sans pesticides demande plus de temps aux agents, qui doivent utiliser des méthodes souvent plus fatigantes.

En 2016, sur la commune, des zones seront en "Zéro désherbant" et des panneaux sont mis en place pour vous le signaler. Ces endroits seront gérés différemment et des plantes folles risquent d’y apparaitre. Si elles deviennent trop hautes et gênantes, les agents interviendront.

En 2017, les pesticides seront interdits sur la voie publique sauf cimetière et terrains de sport. En 2019, il sera interdit pour tous les particuliers de détenir des pesticides et d’en utiliser. La question qui se pose est : comment s’en passer ?

Quelques moyens simples pour éviter d’utiliser des pesticides

Il existe quelques moyens simples pour limiter le recours aux pesticides comme le paillage des massifs et pieds d’arbres par :

-          des paillages organiques (écorces de bois, chanvre, cosses de sarrazin ou de cacao, paille, herbe coupée séchée…)

-          des vivaces couvre-sol (lierre, géranium vivace, consoude naine,…)

Le paillage organique est à renouveler régulièrement mais permet d’enrichir la terre, les vivaces peuvent apporter de la couleur et peuvent prendre la place des indésirables…

Le balayage mécanique des voiries permet d’enlever la matière organique du caniveau, éliminant ainsi le substrat indispensable pour le développement des herbes spontanées.

L’acceptation de l’herbe sur certains espaces

La coupe des herbes permet de limiter leur hauteur et de garder un visuel vert et souvent fleuri le long de nos trottoirs.

Les herbes que l’on trouve le long de nos trottoirs ont souvent des vertus médicinales, culinaires ou esthétiques ! Souvenez-vous du plantain, cette herbe avec de longues feuilles qui soulage les piqures d’orties ou de moustiques !

La qualité de l’eau est l’affaire de tous. Vous pouvez aider la commune en reconsidérant la place de l’herbe spontanée en zone urbaine, en évitant d’utiliser vous-même des pesticides et en acceptant qu’un endroit non désherbé ne soit pas nécessairement synonyme de saleté.

Et dans votre jardin ?

Du naturel dans nos jardins ou Jardiner au naturel, c’est possible

On l’oublie parfois : un jardin, un espace vert, un trottoir "propre" n’est pas nécessairement un espace vert sans mauvaises herbes ni pucerons mais plutôt un jardin sans produit chimique. En France, les particuliers entretiennent plus d’un million d’hectares de jardins sur lesquels sont épandus chaque année près de 5 000 tonnes de pesticides (sources : ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer / Union des Industries de la Protection des Plantes – UIPP.). La plupart du temps, les jardiniers amateurs ne mesurent pas les risques liés à l’utilisation de ces produits chimiques. S’ils sont mal dosés, utilisés sans précaution ou sur des surfaces imperméables, les engrais et autres pesticides peuvent être dangereux à la fois pour la santé mais aussi pour la nature et l’eau.

Devenir éco-jardinier, ce n’est pas si difficile. Grâce à des gestes simples, l’usage de produits chimiques devient très rapidement superflu. Exemple : en plantant des oeillets d’Inde au pied de vos tomates, vous chasserez instantanément les indésirables pucerons. Il existe aussi des insecticides biologiques et des voiles anti-insectes très efficaces et respectueux de la nature.

Les pesticides, ce n’est pas automatique !

L’utilisation systématique de pesticides ne répond plus à un impératif raisonné, mais à un réflexe ! Profitez-en pour faire point sur vos produits de jardin et rapportez les produits entamés non utilisés (engrais ou pesticides) et/ ou leurs emballages vides dans les déchèteries qui les collecteront pour les éliminer dans les filières appropriées…et passez au naturel !

 

Jardiner autrement c’est :

- récupérer l’eau de pluie,

- favoriser la venue d’insectes et autres animaux utiles avec des nichoirs,

- associer des plantes compagnes,

- réaliser du compost,

- utiliser des outils utiles pour le sol et un désherbage sélectif,

- utiliser des paillis, des plantes couvre sol,

- ébouillanter les herbes indésirables qui s’incrustent entre les pavements de son allée.

 

A lire :

www.jardiner-autrement.fr (site soutenu par le ministère de l’Écologie),

http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Jardiner_nature-DEF_Web.pdf